Un refus d’identité.

En juin 1980, âgée de 10 ans, Maïzouna Meram est rapatriée avec toute sa famille en France par l’armée française sur ordre du gouvernement français de l’époque puisque le Tchad était en proie à une guerre civile. Le 26 mai 1987, lorsque sa mère acquiert la nationalité française elle était mineure, âgée de 17 ans.
En 1993, Maïzouna Meram dépose auprès du Greffier en Chef du Tribunal d’Instance de Bordeaux une première demande de certificat de nationalité française au titre de la filiation. La délivrance de ce certificat est de plein droit (automatique) lorsque l’un des deux parents acquiert la nationalité durant la minorité de l’enfant. Le Greffier en Chef du Tribunal d’Instance lui refuse la délivrance du certificat de nationalité française en raison des divergences d’orthographe concernant le nom de sa mère (erreur d’orthographe émanant de l’administration tchadienne sur des actes établis en temps de guerre).
Après plus de 13 ans de procédure, le Tribunal de Grande Instance de Toulouse par deux décisions le 7 avril 2003 et le 20 novembre 2006 constate expressément :
que sa filiation est bien établie à l’égard de sa mère et ce depuis sa minorité.
qu’elle est bien de nationalité française.
On croit alors Maïzouna Meram sortie d’affaire, mais c’est sans compter sur l’acharnement aveugle et incompréssible du ministère public, qui décide de faire appel des décisions du tribunal de grande instance, et renvoie Mouzaïna à la case départ, en s’opposant à la délivrance du certificat de nationalité française au titre de la filiation.
Voir le site de Maïzouna Meram.
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Ecouter l’entretien avec Maïzouna Meram :