Les indignés de la République Acte 1, scène 1.

Les idiots utiles de l'islamisme se frottent les mains... enfin, ils tiennent leur revanche contre l'impétueuse et perfide Ayaan Hirsi Ali. Déjà, la pétition «Un cri contre le racisme et l’intégrisme» lancée par Caroline Fourest, Corinne Lepage et Pierre Cassen, le 28 avril dans Libération, avait chagriné les islamos-bobos de la LDH, et provoqué l'ire du styliste du prêt-à-penser Pierre Marcelle, dans un article intitulé «Cet objet d’un désir obscur». La fin du texte de Marcelle, s'attaque à la "duplicité" de la député hollandaise Hirsi Ali, et pour ceux qui n'auraient pas suivi cette affaire, n'hésitez pas à vous rendre sur les pages de la luette consacrées à la question : Le lynchage, cet objet d'un désir obscur et Caroline Fourest éclipse totalement Olivier Roy à «Arrêt sur Images».



La pétition tant décriée par la LDH, est le symptôme d'une dégradation de la lutte antiraciste en France, et la preuve qu'il existe d'un côté les tenants del'universalisme, et de l'autre ceux du relativisme. La luette vous propose la petite histoire d'une grande dispute.


Pour les responsables de la Ligue des droits de l'homme (LDH), Jean-Pierre Dubois, Henri Leclerc et Michel Tubiana, l'antiracisme doit faire l'impasse sur «l'obscurantisme» islamiste, afin d'éviter les amalgames et les préjugés. Les notables de la moraline droit de l'hommiste se sont donc précipités pour rédiger un texte vengeur contre les dangereux pétitionnaires.
Dommage que leur élan, ne les ai pas poussé à dénoncer les conditions d'esclavage, ainsi que les persécutions que subissent les juifs, les chrétiens, les libres penseurs, les démocrates, les athés, les femmes, les enfants... au sein des pays musulmans, leur intervention eut été plus convaincante. Nos amis du Mrap, d'une école pour toutes, d'oumma.com, de l'Uoif, Alain gresh, Dieudonné et compagnie, sont plus prompt à dénoncer l'ignoble Amérique, et le sionnisme conspirationniste, que les délires des barbus barbants. Comme le relève ironiquement Guy Konopnicki dans un article intitulé Les Indigènes de la République islamique, nos prêcheurs de la bonne conscience sirupeuse souffrent d' indignation hémiplégique : "je n’ose imaginer, ecrit guy Konopnicki, que les intellectuels soutenant la cause de nos supposés indigènes de la République en soient encore aux indignations sélectives, réservant pétitions et manifestes à l’impérialisme, tout en accordant à Ben Laden au gouvernement du Soudan la même indulgence qui prévalait, jadis, pour Staline, Mao ou Pol Pot."
La réplique de caroline Fourest et de ses compagnons aux gardiens du temple de la ligue, ne s'est pas fait attendre. Dans un texte publié sur le site Prochoix, les pétitionnaires dévoilent la mesquinerie faisandée de la volaille qui fait l'opinion.
Agacés de voir les idiots utiles de l'islamisme radical prendre la défense des intégristes religieux, un certain nombre de militants qui luttent contre le racisme et pour la liberté d'expression, se désolidarisent de leur mouvement. Pour preuve, l'article intitulé " La République d'abord " rédigé par des membres de la LDH, qui comme ceux du MRAP*, rejettent le discours victimaire et culpabilisateur de leurs petits chefs.

Pour finir, Libération qui vient de publier l'ensemble des contributions à ce débat entre organisation antiraciste, a décidé de faire appel à Dounia Bouzar anthropologue, chargé d'études à la Protection judiciaire de la jeunesse. Le spécialiste tente de rendre la raison comme un curé qui rendrait l'absolution à un pêcheur repentant.


* De nombreuses sections du MRAP se sont éloignées de leur direction. Elles n'ont pas hésité à contester les prises de position de leurs dirigeants notamment celles en faveur d'une loi pénalisant les propos blasphématoires. Voir le manifeste des libertés, le collectif contre tous les racismes, ou le site atheisme.org
L'ancien président et écrivain Albert Memmi a préféré quitter le MRAP. Pierre Tévanian, indigène de la république, suspecté d'antisémitisme, quite lui aussi le MRAP, apres avoir largement contribué à sa perte.